Inspiration musicale pour jeux de rôle(s) – Suspiria pour jeux horrifiques

Deuxième article avec le même concept : faire partager des musiques inspirantes pour le jeu de rôle(s) (JDR).

Et l’heureuse élue est la bande annonce (BO) bien flippante et follement inspirée de Suspiria, signée du groupe italien Goblin. Ce film de 1977 réalisé par le génial Dario Argento est lui même considéré comme un classique de l’épouvante. Un remake a été produit en 2018.

Il faut admettre que le film pourrait très bien servir une aventure rôliste en one shot pour un groupe restreint de joueurs puisque des personnes ordinaires se trouvent confrontées à des événements qui les dépassent. Ainsi, une danseuse américaine, Susie Bannion, vient en Allemagne pour y intégrer un ballet réputé dont elle ignore les sombres secrets ; on peut facilement transposer cette idée à une compagnie de théâtre, une entreprise, ou tout autre groupe auquel les joueurs sont censés s’intégrer pour les besoins du scénario…

Mais oubliez çà pour l’instant, approchez et montez le son de vos enceintes ou de vos écouteurs…

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Inspiration musicale pour jeux de rôle(s) – Fury pour Achtung Cthulhu

A l’ordre du jour, un nouvelle rubrique inspirée de mes écoutes du podcast dédié d’Ind100 intitulé Débande Son mais aussi de mes actuelles recherches musicales pour ma modeste campagne développée pour « Achtung Cthulhu ». Il faut à ce titre citer l’excellent boulot du Scriiipt pour créer et diffuser des aides de jeu dans cet univers qui m’inspire particulièrement.

Après ce passage « Michel Drucker », je vous explique le concept de cette rubrique qui n’a rien d’original : faire partager des musiques inspirantes pour le jeu de rôle(s) (JDR)


Pour rappel, « Achtung Cthulhu » est une jeu de rôle(s) (édité dans un passé proche par Sans Détour dans nos contrées, et développé originellement par Modiphius) qui va faire des joueurs des combattants alliés contre des sociétés secrètes (aux expériences impies, bien-sûr) soutenues par le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale. Cette guerre secrète peut rapidement faire penser aux combats pulp d’Indiana Jones contre les allemands avides du pouvoir offert par l’Arche d’alliance ou le Graal, mais il est aussi possible de reprendre les codes du pur film de guerre. C’est cette dernière option que j’ai choisi en faisant monter doucement l’idée d’une horreur lancinante parmi certaines troupes ennemis pendant l’avancée des alliés en Europe. Cette précision peut expliquer le choix de la bande son mise en avant, car j’ai du trouver une musique de guerre parfois inquiétante mais pas suffisamment pour verser dans l’horreur lovecraftienne. Un autre billet pourra évoquer de vrais musiques flippantes lorsque mes joueurs devront véritablement affronter leurs pires antagonistes…

Et donc pour commencer, je vais évoquer une étonnante bande originale (BO), celle du film Fury, intéressant par bien des aspects, parfois critiqué pour son inexactitude historique, qui narre une histoire de soldats américains aux commandes d’un char M4 Sherman lors de leur avancée en Allemagne en avril 1945.

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Shadowrun Anarchy – Aides de jeu pour premier scénario

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Au programme de cet article, qui suit une première critique sur Shadowrun Anarchy (SRA) (suivez le lapin blanc🐰pour y accéder), vous aurez le cadre possible pour une première partie, après que vous ayez acquis, encore fébrile, le précieux ouvrage. Il s’agit donc d’une aide de jeu décrivant les outils utiles pour un maître de jeu (MJ) dans un exemple de premier scénario extrait du bouquin original. Ce choix me semble adapté au concept du jeu, propre à faciliter l’initiation, tout en offrant une porte d’entrée au riche univers de Shadowrun. En gros, j’ai ajouté de la matière au style efficace de SRA afin d’éviter de perdre en immersion.

Pour aller au bout de mon idée, j’ai testé le même scénario sur deux tables différentes (3 joueurs à chaque fois).

Dès lors, je renvoie au livre de base pour les aspects relatifs aux règles, aux récompenses (points de karma) et aux caractéristiques des personnages non joueurs (PNJ).

Les conseils au MJ apparaissent en encadré bleu.

Le Scénario choisi

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IMPERATOR – Le JDR de la Rome antique en financement participatif : un premier test convaincant

Une fois n’est pas coutume, je vais faire la promotion d’un jeu de rôle (JDR) en financement participatif : IMPERATOR, édité par JDR Editions.

Ce jeu met les joueurs au cœur de l’histoire de la Rome antique, les possibilités y sont vertigineuses, des luttes de pouvoir aux batailles épiques, des conquêtes jusqu’aux confrontations avec une magie mystérieuse (et je suis certain de ne pas envisager nombre de possibilités). Si le jeu est conçu pour les scénarios courts et les campagnes, il reste facile d’en envisager la profondeur dans ce dernier cadre.

Le projet est déjà financé mais mérite largement de voir ses ventes grandir tant il offre des perspectives d’années de jeu. Pour en savoir plus, pour posséder le précieux objet mais surtout pour y faire jouer, suivez le gladiateur (ou cliquez dessus si vous préférez).

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DESTINATION MARS ? Scénario générique pour jeu de rôle multiple – FACES

L’apprentissage et l’amélioration des compétences du maître de jeu peuvent passer par des exercices contraints. Le défi était le suivant, organiser une partie de jeu de rôle (JDR) en 7 jours sachant que le jeu devait se limiter à 3 heures, sans préparation pour les joueurs et avec l’objectif évident de passer un bon moment. C’est l’occasion rêvée de proposer du JDR en mode « I-Max Dolby Surround » dans des situations que ma ludothèque ne prévoit pas…


Après un huit-clos, sous fond d’amnésie partielle et de doute sur le monde extérieur, les joueurs devront explorer ce qui entoure leur navette spatiale à destination de Mars, avant de tenter de retrouver leur collègue astronaute disparue et révéler enfin la terrible vérité sur leur voyage. Ils sont sur Terre et ont voyagé dans le temps, après que le démarrage de leur moteur quantique ait déclenché un cataclysme détruisant la planète bleue. L’ensemble devrait voir sa fin ponctuée par une course-poursuite spectaculaire avec des autochtones dégénérés sur des véhicules modifiés à la Mad Max.

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Et si vous étiez dans l’arène de Street Fighter 2, que feriez-vous ? Chronique d’un JDR oublié

Au détour d’une navigation sur le net, je découvrais que Jeudi JDR ressortait enfin un opus de « Jeudi-JdBières ». Cette émission, parfois faussement bordélique, met en valeur avec indépendance et passion le jeu de rôle, avec des critiques, des rencontres et interviews… Pour l’occasion, cet épisode est tourné dans le caveau d’une taverne qui fleure bon le houblon et donne envie de s’attabler avec ces spécialistes de la narration. Parmi eux, l’auteur et blogueur Antoine St. Epondyle dont je recommande l’excellent site.

Et là, au détour de discussions enflammées, vient un coup de cœur proposé par un invité en forme de redécouverte : Street Fighter – The Storytelling Game. Ecoutant en mode podcast, je stoppais mes tâches chronophages pour halluciner de tout cœur avec l’équipe de la chaîne Youtube. La review est suffisamment parlante pour s’y intéresser (vidéo calée sur la dite chronique).

Après quelques instants de nostalgie à la pensée émue de la salle d’arcade la plus proche du lycée, j’ai fait quelques recherches. Le jeu de rôle est sorti aux Etats-Unis, en partenariat avec Capcom, en janvier 1994 (3 ans après l’arrivée du jeu vidéo sur borne et deux ans après la sortie sur Super Nintendo) ; plusieurs suppléments ont ensuite été imprimés. Ce jeu, jamais traduit en français, est produit par White Wolf Publishing. Pour rappel, c’est la société américaine qui a édité Vampire : la Masquarade, Werewolf, Mage : the Ascension, etc. Voir Street Fighter à coté de ces jeux, pour la plupart axés sur le monde des ténèbres, peut paraitre incongru ; j’admets que cela rend cet ouvrage d’autant plus étonnant.

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Godless – une série Netflix qui donne envie de tâter du western en JDR

En rédigeant cet article sur une nouvelle série Netflix, je me suis demandé s’il était pertinent de faire de telles critiques, d’autant que, vous allez le comprendre assez vite, j’ai beaucoup aimé cette série.

Puis m’est revenue à l’esprit cette terrible réalité : j’ai d’autant plus apprécié ce programme que j’ai éprouvé peu d’intérêt pour d’autres, déjà reléguées dans la mémoire morte dans mon disque dur cervical. Grâce à des séries qui m’ont profondément gonflé comme Travelers alias les voyageurs du temps (un groupe vient du futur pour sauver le monde perd toute crédibilité en quelques épisodes) ou Black Lightning (poncifs et manque d’imagination pour un super héros électrique sorti de sa retraite anticipée), j’ai pu pleinement apprécier la qualité de Godless.

La série western de Netflix

Un groupe de gangster sans foi ni loi sème la terreur dans l’Ouest lointain à la poursuite d’un de ses membres en fuite. Le gangster en quête de rédemption est arrêté par le shérif d’une petite ville, « La Belle », ayant perdu deux ans plus tôt la quasi-totalité de ses hommes dans l’accident de la mine d’argent locale.

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Vous vous dites sûrement que le pitch est bien classique et le traitement l’est, en ce que cette série Netflix, produite par Steven Soderbergh, écrite et réalisée par Scott Franck (réalisateur que je découvre à cette occasion) a tous les autours du western.

Le décorum, fait de grands espaces et de villes emblématiques, s’avère spectaculaire. De même, en plus de thèmes classiques autour de la vengeance et la rédemption, on y retrouve des archétypes fidèles au genre : méchant charismatique et terrifiant, shérif vieillissant et son jeune disciple, héros résiliant au grand cœur, quelques indiens, des cow-boys crasseux et souvent malhonnêtes… Pourtant, à ce schéma traditionnel, s’ajoute l’idée de donner une place plus importante à un groupe de femmes de cette ville de « La Belle ». Et c’est bien là le tour de force de cette mini-série concentrée sur une unique saison de 7 épisodes. On suit avec passion les aventures quotidiennes des nouvelles maitresses de « La Belle » face aux convoitises de personnages peu scrupuleux.

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Aux portraits d’hommes qui parcourent ce récit, répondent des femmes, majoritairement veuves, aux destins atypiques, aux choix forts, face à la nécessité de se débrouiller seules.

Outre l’esthétisme envoûtant de ce Far West, tout semble parfaitement plausible tant les personnages sont bien campés : de la mère célibataire qui élève des chevaux en compagnie de sa belle-mère indienne à l’ancienne prostituée devenue maitresse d’école, en passant par la riche veuve en fuite.

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Le « prêcheur » Frank Griffin, chef de meute, habité par Jeff Daniels, est le méchant ultime, autant fascinant qu’effrayant. Il me semble que la série joue parfaitement avec cette ambivalence du personnage, qui se décrit comme un sauveur tout en étant capable des pires massacres. Une des premières scènes du film, extrêmement violente, nous fait découvrir immédiatement sa propension à la tuerie. Je me dis que cette scène, ne laissant aucun doute sur la folle barbarie de Griffin et sa bande, nous faisant forcément le détester, a pu empêcher certaines personnes d’aller plus loin. La couleur de la série est annoncé : bienvenue dans un monde mortel où règne la loi du plus fort.

Michelle Dockery, l’actrice anglaise qui joue Alice Fletcher, mère célibataire, éleveuse de chevaux, rebelle et mystérieuse, est d’une beauté renversante. Je lui trouve une présence et une classe folle. Le moment venu, elle devient complètement badass, au même titre qu’une des femmes fortes de la ville, Marie-Agnès, sœur du shérif, et amoureuse de l’institutrice, incarnée avec sensibilité par Merrit Wever. Elle est la protectrice ultime de sa ville et ses habitants.

La scène finale semble se dessiner inexorablement pour tenir finalement toutes ses promesses. J’avoue m’être étonné d’être saisi par l’émotion à la fin de la série, d’autant plus belle qu’elle n’a pas de suite.

Je ne peux révéler tout le contenu de Godless, western désespéré au visuel soigné, immersif dès le générique, car j’ose espérer que quelques lecteurs iront dévorer fiévreusement une des meilleures séries « netflixiennes ».

 

Et le jeu de rôle dans tout çà ?

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Une histoire de « bons » plans – Aides de jeu pour JDR contemporains (Cthulhu).

AVANT-PROPOS

Les cartes urbaines et autres plans de bâtiment sont autant d’invitations au voyage. Je me rappelle avoir pesté devant les descriptions trop légères d’un maître de jeu (MJ) pressé d’en découdre, pour finalement être à mon tour trop minimaliste lorsque mon tour fut venu de diriger une partie (surtout en fin de soirée, éreinté par les apparitions horrifiques). Pour palier à cela, je m’organise dorénavant pour donner une ambiance visuelle afin de guider l’imaginaire de joueurs..

Je compile depuis un moment des liens vers des sites sur un sujet récurent dans les parties de JDR (jeux de rôle) : les photos et les plans. Il sera donc question ici de la représentation des lieux lors d’une partie au service du MJ.                                                      Je n’évoquerai donc pas les ressources utiles pour dénicher des photos de personnages ou autres fac-similés de documents pour égayer vos parties, j’y consacrai d’autres chroniques. De plus, cet article, concentré de prime abord sur l’Appel de Cthulhu 1920, n’a pas vocation à être exhaustif mais regroupe des ressources utilisables dans nombres de JDR principalement contemporains.

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