CALLIOPÉ JDR – un jeu de rôle épique en financement participatif – Interview

L’atelier des hecantonchires signe un « jeu d’aventures mythiques et mythologiques », actuellement en financement participatif sur Ulule.

Un des auteurs – Florian Óskmær alias Florian Lafosse – m’a contacté ; s’en sont suivies des questions frénétiques de votre serviteur, suivies de réponses passionnées d’un des pères de ce jeu. Les illustrations dans cet échange sont issues de la page de financement accessible ici (ou en cliquant sur l’image ci-dessous). J’y adjoins également la page facebook : https://www.facebook.com/lesseptrois/ et précise que les créateurs proposent des parties tests en ligne.

L’équipe de « l’atelier des hecantonchires » est composée de : Sacha Joubert, Trickytophe, Florian Lafosse, Yann Lieby, Victor San Lopez. Leurs CV rôlistes sont accessibles sur la page du projet.

Florian Óskmær : « Avec des amis (déjà à l’origine les 7 Rois), nous lançons une souscription sur Ulule pour notre prochain JDR nommé Calliopé (…).

Il s’agit d’un JDR épique qui fonctionne avec une système inédit basé sur des cartes à jouer classiques. Les joueurs y incarnent des Appelés du Destin qui, dans un monde fantastique et sans dieux, tentent de maintenir l’humanité dans un certain dynamisme pour éviter la stagnation. Nous travaillons sur ce livre depuis environ 3 ans.  C’est un projet indépendant, le manuscrit étant finalisé, illustré, maquetté, etc. De même pour les aides de jeu comme le jeu de cartes dédié, et un compteur de points.  Ainsi, si la souscription est réussie, tout sera livré assez rapidement. »

L’appel du JDR : « D’où vous est venue cette idée d’un système de cartes à jouer, c’est assez inhabituel ? »

Florian Óskmær : « Les cartes étaient au début juste une fantaisie, une tentative pour sortir des habitudes et voir ce que ça donnait. Les tests ont été tout de suite concluants. Les joueuses et joueurs reconnaissaient que la sensation était très différente par rapport aux dés (plus « arbitraire » du fait de ne pas pouvoir se croire impactant sur le lancer de dé) et en même temps plaisante, alors même que d’un point purement statistique cela revenait au même.

D’où est venue ensuite l’idée que les joueuses et joueurs incarnent des envoyés du Destin avec la possibilité de réécrire l’histoire en ignorant de temps en temps un tirage néfaste. »

L’appel du JDR : « Aussi, je me demande si le système se veut plutôt narratif, ou plutôt « simulationniste » ? Les joueurs évoluent-ils dans un mode de jeu qui se veut héroïque, spectaculaire ou plutôt à un niveau plus humain ? »

Florian : En peaufinant et en épurant le système au sein de nombreuses parties en conventions ou à la maison ou en association avec différents MJs, on a fini par atteindre un niveau d’élégance et de simplicité qui nous satisfaisait pleinement. La difficulté va de 1 à 10 et il suffit donc de tirer une carte de valeur supérieure ou égale pour réussir.

Le petit twist c’est que la couleur influe également sur l’interprétation du tirage. Les couleurs rouges occasionnent une conséquence heureuse inattendue tandis que les noirs occasionnent une conséquence néfaste, qu’il s’agisse au préalable d’un échec ou d’une réussite.

Cela permet de gérer n’importe quelle situation tout en offrant de nombreuses possibilités de résolution. Là est d’ailleurs toute la difficulté pour le MJ dans ce jeu, celle d’interpréter de manière intéressante ces nombreux résultats possibles plus compliqués qu’à l’ordinaire car non binaires. C’est pourquoi nous encourageons les joueuses et joueurs à aussi donner leurs avis sur l’interprétation. C’est en ce sens que nous qualifions notre jeu de narratif.

D’autant plus qu’il n’y a pas de données chiffrées pour les personnages joueurs ou non. Seuls des descripteurs les caractérisent et leur permettent, quand cela est pertinent à l’appréciation de la table, d’obtenir des bonus qui vont gonfler la valeur de la carte tirée.

L’appel du JDR : « Ce monde fantastique que vous décrivez se situe dans un autre monde ? »

Florian : L’univers de Calliopé est effectivement différent du nôtre puisque les divinités de nos panthéons sont nées sur Calliopé mais en ont été exilées. Cela permet d’imaginer un monde qui serait un fantastique melting-pot de toutes nos civilisations anciennes où se croisent toutes les mythologies.

L’idée est de permettre à un MJ d’imaginer très facilement et rapidement un cadre de jeu en accord avec ses goûts et ceux de sa table. Ambiance guerrière sur fond de sang, de boue et de pillage avec des vikings, voyage initiatique et mystérieux sur fond de légendes chinoises, exploration dangereuse dans un labyrinthe grec, tout est possible.

Nous fournissons bien entendu des cités, des idées d’intrigues ainsi que des scenarii dans le livre afin que n’importe qui puisse se lancer sans faire ce travail préliminaire mais nous voulions nous fermer aucune porte. D’ailleurs, dans le même esprit narratif et libre, les scenarii sont présentés non de manière linéaire mais davantage comme des cadres de mini-campagne.

L’appel du JDR :  » Votre projet est intrigant et un peu mystérieux dans sa description, c’est bon signe, çà donne envie d’en savoir plus. De plus, présenter un produit presque fini est inhabituel, avez-vous également envisagé l’auto-édition ? Enfin, vous avez un illustrateur maison ou avez-vous avancé des frais ? Et pourquoi Ulule plus qu’une autre plateforme ?

Florian : « Concernant la réalisation du livre, nous faisons partie des gens qui détestons attendre des années pour recevoir les contreparties d’un financement participatif. Comme pour notre premier projet, nous arrivons avec un produit fini à 99 % afin de pouvoir livrer dans les meilleurs délais dès la fin de la campagne si elle s’avère être une réussite. Les illustrateurs ont ainsi été rémunérés avec les bénéfices du premier projet et parfois avec des avances sur nos fonds propres.

L’auto-édition par le financement participatif nous semblait une évidence puisque ce projet comme celui d’avant reste un délire de copains. On voulait le faire selon nos envies et sans autre contrainte que celles qu’on voulait bien s’imposer. Le propos n’est pas de se laisser aller à un amateurisme qui serait gage d’une qualité médiocre mais de pouvoir par exemple se donner le temps qu’on voulait (ici 4 ans) et ne pas se soucier des tendances du marché.

Le choix de la plate-forme Ulule est somme toute assez arbitraire. A l’époque de premier projet, il n’y avait alors qu’Ulule pour la francophonie en mettant de côté Kickstarter. Depuis d’autres acteurs sont apparus mais nous avons fait le choix de rester fidèle à cette première plate-forme avec qui nous avions apprécié le contact. »

L’appel du JDR : « Je me pose deux questions : celle du ou des illustrateurs ? Je me demande aussi comment vous vous êtes partagés le travail en écrivant à plusieurs ? C’est en tout cas très intrigant. Finaliser ce type de projet doit être très gratifiant.

Florian : « Concernant l’écriture à plusieurs mains, cela a été assez simple. Sacha a rédigé le gros du texte et a ensuite soumis son travail à Trickytophe. Ce dernier, grâce à un fichier texte en ligne, a pu annoter, corriger, reprendre et repréciser les passages qui en avaient besoin. Le reste s’est fait sur la base du dialogue avec tout de même le dernier mot qui revenait à Sacha.

Concernant les illustrations, nous avons eu la chance de rencontrer Yann Lieby, qui nous a fourni une bonne partie des illustrations. J’ai déterminé avec lui une liste de scènes qu’ils étaient nécessaires de mettre en images, en lui laissant donnant les grandes lignes, les éléments ou moments ou éléments clés du livre. Nous avons par la suite collaboré avec d’autres illustrateurs pour compléter le livre. D’ailleurs, toutes les illustrations appartiennent à leur auteur, au titre du droit d’auteur. Et oui, c’est gratifiant de pouvoir publier son jeu de rôle, mais ça reste un sacré travail ! Et le financement participatif reste une période un peu tendue malgré tout. »

Bref, vous l’aurez compris, voici un projet de passionnées enthousiastes qu’il vous faut aller voir de toute urgence sur la page dédiée. Ami lecteur, tu peux aussi cliquer sur l’image du livre pour atteindre le projet.

SHÉCATONCA ES

Alice in Borderland – une série TV pour mieux piéger vos joueurs ?

Que de séries sorties, que d’inspirations au gré de visionnages fébriles que ce soit pour suivre les aventures d’un Mandalorien dans un western space opera ou pour trembler pour ce groupe d’humains face aux enjeux de l’humanité partagés entre la Terre, Mars et le reste de la ceinture du système solaire dans The Expanse. Je pourrais également citer des séries comme The Boys, Lovecraft country voire même Truth seekers (une histoire loufoque de chasseurs de fantôme), je pense également à Tribes of Europa ou encore à la fascinante série Raised by wolves.

Il y a vraiment, selon moi, des standards de qualité qui se dégagent de certaines séries qui vont indéniablement donner des idées aux maîtres de jeu (MJ)… (il y a aussi de grosses déceptions mais tel n’est pas le sujet…)

C’est une autre série que j’ai choisi d’évoquer, il s’agit d’une série japonaise produite par Netflix (ceci étant précisé, je n’ai pas d’action, ni d’avantage particulier chez le diffuseur pour en parler). Précisons qu’elle est tiré d’un manga, qui a également été adapté en 3 OAV. Cette chronique ne traitera que de la version live, puisque je n’ai pas encore pu me procurer le reste.

Une série surprise aux influences multiples

https://imgr.cineserie.com/2020/12/alice-in-borderland-sur-netflix-c-est-quoi-cette-serie-de-sf-japonaise-3.jpg?imgeng=/f_jpg/cmpr_0/w_1920/h_1080/m_cropbox&ver=1

Synopsis et avis

Ryohei Arisu a visiblement raté sa vie ou en tout cas son entrée dans l’âge adulte. Sans boulot, viré de son job dans la programmation, il est rejeté par ses proches et vivote, enfermé dans son monde virtuel de jeux vidéos. Heureusement, il a ses deux meilleurs potes, qui sont sa bouffée d’oxygène, des mecs un peu paumés dans leurs genres également, entre Daikichi Karube, le barman qui couche avec la femme du patron jusqu’à se faire virer ou Chôta Segawa l’employé de banque mal dans sa peau. Seulement, un jour, après qu’Arisu se soit barré de chez lui, les trois comparses se retrouvent soudainement propulsés dans un Tokyo vidé de ses habitants et embarqués dans le jeu macabre qui semble être la seule loi désormais dans cette cité désertée.

En effet, chaque soir, aux quatre coins de la ville, des épreuves permettent aux survivants de Borderland (et oui les trois héros ne sont pas seuls) de prolonger leur visa et donc leur durée de vie. Chaque jeu voit son niveau et sa spécificité visualisée par une carte à jouer, la couleur déterminant le type d’épreuve et la valeur de la carte sa difficulté.

Mais comment survivre lorsque votre temps de vie est décidé par votre capacité à gagner des épreuves aussi variées que terrifiantes ? Qui peut vivre ou mourir, qui le mérite vraiment et à qui profite la situation ? Et enfin qui est à l’origine de tout çà et que s’est-il passé véritablement dans la ville ?

J’ai réellement adoré suivre les aventures d’Arisu, anti-héros par excellence, dans cette quête initiatique pour devenir quelqu’un dans ce monde où il se découvre des capacités à survivre grâce à sa force de déduction. Les rapports humains y sont traités de façon tragique mais cohérente dans cet univers qui navigue entre post apo et science fiction. On ne s’étonnera pas que ce soit l’adaptation d’un manga car on y trouve des archétypes de personnages très marqués et passionnants. J’ai tremblé, pleuré et me suis rebellé pour le héros, je n’ai pas pu lâcher cette série pour la dévorer en peu de temps, tant les rebondissements y sont bien trouvés, même si j’ai un léger goût amer sur la fin de la 1ère saison qui en annonce d’autres…

Mais, en dire plus serait dévoiler trop grandement cette objet audiovisuel qu’il vous faut découvrir, au moins pour vous faire votre propre opinion, au mieux pour partager mon engouement.

Les inspis de la série

Et avant de parler des inspirations à en retirer, on peut également balancer quelques mots sur les apparentes sources de cette œuvre.

On peut citer Battle Royale, pour le coté « jeu de massacre », j’ai également pensé d’une certaine manière à un Running man mis au gout du jour avec les téléphones portables comme principaux médias. Je renvoie vers l’article du blog sur le bouquin originel.

Surtout, avec beaucoup d’astuce, le drama vient reprendre les thèmes chers à Lewis Caroll. On retrouve des références aux aventures oniriques d’Alice au pays des merveilles, des cartes à jouer jusqu’à certains thèmes et personnages (notamment leurs noms japonais si j’ai bien compris), à travers cette plongée dans ce qui semble être un monde parallèle. Mais d’autres en parlent mieux que moi comme dans la vidéo ci dessous, dont la phrase d’accroche pourrait bien servir d’introduction pour la suite de ce billet.

Et le jeu de rôle dans tout çà ? Est-ce une série à réserver aux MJ (maitres de jeu) sadiques ?

Traditionnelle question sur le blog, quelles inspirations peut-on extraire d’Alice in Borderland pour notre loisir préféré (c’est le jeu de rôle pour ceux qui n’ont pas suivi) ?

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Inspiration littéraire pour jeux de rôle – Fœtus d’acier de Serge BRUSSOLO

Editions fleuve noir / coll. anticipation / 1984

Les Fœtus d'acier - Serge BRUSSOLO - Fiche livre ...

Dans un futur incertain, les policiers d’une mégalopole aux atours d’un Paris dystopique ont été remplacés par des robots. Mise au placard sur un poste de scaphandrier, Lise, ancienne flic, travaille avec ses collègues dans le métro englouti sous les eaux pour y identifier les cadavres mystérieusement statufiés. Mais des questions demeurent sans réponse sur la catastrophe qui a détruit le sous-sol et ceux qui y seraient restés prisonniers. Lise va irrémédiablement essayer d’en savoir plus dans une enquête étrange et dangereuse…

Je ne suis pas du tout convaincu par cette couverture bien flippante dont le rapport avec le roman me semble très éloigné… Pour information, ce roman a été ressorti dans une version complète et plus étoffée sous le titre « la mélancolie des sirènes par 30 mètres de fond ». C’est également le 1er opus d’un triptyque intitulé « les soldats de goudron » (surnoms donnés aux forces de l’ordre dans cet univers « brussolien »).

Avis général : L’écriture géniale de Brussolo parvient à nous embarquer dans une histoire à l’imagination débridée poussée dans ses ultimes retranchements parfois au risque de l’absurde. Les personnages secondaires mériteraient un traitement plus fouillé mais l’auteur n’en a pas le temps au vu du format imposé et de son rythme d’écriture à l’époque. Ce n’est pas son meilleur roman mais il reste intéressant à bien des égards pour son univers, sa trame générale et sa fin réussie à mon sens.

Des inspirations rôlistes entre personnages insolites et univers oppressant

Il s’agit de la 3ème critique rôliste d’un roman de Serge Brussolo dans ce format, je renvoie ici aux précédents romans critiqués sous le spectre rôliste : Territoire de fièvre et Les semeurs d’abîmes.

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Présentation vidéo d’un jeu de rôle (JDR) – FACES + aide de jeu (MAJ du 18/02/21)

Une présentation en vidéo d’un jeu de rôle générique que j’affectionne particulièrement : FACES, le jeu de rôle générique aux mille visages.

Le concept ne change pas, un feuilletage avec le moins de montage possible. Je renvoie au scénario sur le site qui utilise ce moteur de jeu.

Petite précision, j’ai omis d’évoquer les points d’énergie, qui permettent à vos joueurs d’accentuer leurs capacités héroïques lorsque cela s’avère nécessaire. Voici donc une aide de jeu en deux versions :

  • noir et blanc pour la lisibilité,
  • avec fond couleur avec une image libre de droit pour rester dans l’esprit de certaines illustrations du jeu.

En bonus, je remets ici les liens trouvables dans la description de la vidéo Youtube, que vous pouvez commenter tout autant que la présente page, avec cette question : quels univers vous aimeriez voir adapté avec le moteur de FACES ?

Nouvelle année, nouvelles perspectives

Bon ok, on est le 25 janvier 2021; mais il n’est pas trop tard !!!

Si 2020 fut fort compliquée, les voyages espérés n’ont pas eu lieu, les liens avec nos proches nous manquent et beaucoup de projets ont été retardés, cette année particulièrement étrange ne semble pas avoir entravé le renouveau du jeu de rôle (JDR).

Certes, nous ne nous retrouvons presque plus autour d’une table (sauf l’été dernier peut-être) mais pourtant des jeux sortent, des parties s’organisent en ligne et nous préparons nos aventures et campagnes en espérant des jours meilleurs. J’ai le sentiment qu’on a perdu quelques joueurs, pour qui jouer virtuellement est un peu rédhibitoire, mais d’autres viennent se greffer, si bien que nous pouvons espérer rassembler encore plus de participants dans la vraie vie lorsque le moment sera venu.

Autre phénomène : la multiplication des chaines youtube d’actual play dans la foulée des chaines de Role’n play, Game of roles, Tales of pi, du joueur du grenier et consorts. Aussi, j’observe la réapparition de blogs et sites dédiés là où il n’y avait presque aucune activité il y a 3 ans, les Discord et réseaux sociaux voient se manifester des rôlistes sur le retour et de nouveaux joueurs intrigués. Il faut dire qu’il n’y a plus rien de diabolique dans l’évocation de ce loisir, on peut désormais en parler à ses collègues et amis sans passer pour quelqu’un d’étrange. Surtout, je pense qu’il faut presque oser en parler, car beaucoup ont envie de s’y essayer sans réellement connaître quelqu’un qui pourrait les initier. L’étape suivante (à plus long terme) sera surement l’apparition de nouvelles conventions, de nouveaux jeux aux concepts originaux, de nouvelles associations et clubs de jeu de rôle, si le vent porte le JDR vers les sommets espérés.

Quoiqu’il arrive, je reste du voyage et le blog continue à m’y accompagner. Désormais, pour plus de lisibilité mais aussi pour évacuer les publicités intempestives, le site est passé à un domaine, certes payant, mais plus adapté. Cela vient renforcer les belles audiences du site, toute proportion gardée face à des bloggeurs plus prolifiques ou des sites sur le JDR plus connus. Sur 2020, presque 3000 pages ont été visitées pour 11 articles publiés contre 56 visites la première année…

Dans le même temps, le site est apparu sur Instagram avec plus de 200 personnes qui suivent son actualité.

Si je joue bien plus, il est notable que j’écris moins sur le site. J’aspire à trouver un rythme de croisière et une organisation permettant deux publications par mois, ce qui me semble être un objectif raisonnable. Je vais continuer à explorer des formats, d’abord avec des reviews mensuelles en vidéo de bouquins de JDR, j’ai envisagé également un podcast mais je pense manquer de temps pour m’y atteler (je garde quand même cette idée), je pense essayer de publier un premier scénario sur le site sur la campagne Space opéra en cours de création, et je vais continuer à proposer des inspirations ludiques. Et au gré de mes rencontres et contacts, j’aurai certainement d’autres choses à vous proposer.

Quoi qu’il en soit, j’ai pu développer des compétences dans le jeu à distance avec une campagne menée sur Roll20 pour Achtung Cthulhu, mais aussi maitriser des parties acharnées de Shadowrun Anarchy, de Rouge Delaware ou encore de FACES dans un univers Space opera de mon cru. En tant que joueur, j’ai pu découvrir Antika et participer à une campagne en cours pour Imperator avec le créateur du jeu, j’ai pu être Bruce Wayne, j’ai pu incarner un cow-boy ténébreux dans Tecumah Gulch, un savant fou dans Deadlands, un cafard dans Insectopia, un droïd libertaire dans Star Wars, un agent secret britannique dans White lies, un reporter dans Cthulhu, un super vilain dans un jeu en cours de tests et particulièrement prometteur : Versus, et j’en oublie. Bref, j’ai pu finalement voyager sans limites grâce aux mondes de l’imaginaire et le périple n’est pas fini pour qui saura répondre à l’appel du JDR..

Que vos projets se concrétisent et que le jeu de rôle, social et rassembleur par essence, continue de gagner de nouvelles lettres de noblesse en cette année 2021, que je veux porteuse d’espoir.

Bonne année 2021

Inspiration littéraire pour jeux de rôle – Vertemuraille tome 1 – Elijah – Jennifer Tellier

Cet article constitue le premier service presse du blog. Que de nouveautés ces derniers temps… J’ai répondu à l’annonce de la romancière via instagram, tel un défi lancé avec le même principe directeur, trouver des inspirations rôlistes à une œuvre.

Edité chez Nanachi, maison d’édition indépendante, ce roman d’héroic-fantasy, Vertemuraillle, signé Jennifer Tellier, est le premier tome d’une trilogie au titre d’Elijah. Cet opus a été édité en décembre 2019. Le tome 3, l’île aux ours, a été publié en novembre 2020.

Pas évident de se lancer dans un service presse, surtout lorsqu’il est proposé par l’auteure. J’avoue que je me suis inutilement mis une certaine pression. Dans cette posture, j’ai eu du mal avec le 1er chapitre, le personnage principal ne m’intéressait pas trop, je ne me retrouvais pas trop dans la narration. Puis, dès le chapitre suivant, toute cela était oublié, l’auteure semblait prendre ses aises, l’histoire prenait un tour inattendu, en même temps que j’appréciais la lecture sans me soucier d’autre chose. J’ai lu facilement la suite et l’ai réellement apprécié, désireux d’en savoir plus sur l’objectif réel des héros, sur cette magie étrange, sur les relations parfois équivoques des personnages et leurs dangereuses pérégrinations.

Dans ce livre, Elijah, un ménestrel, en apparence insouciant et coureur, exerce ses talents de musicien dans l’auberge de son oncle et sa tante mais voit ses quelques certitudes s’envoler lorsqu’une attaque armée vient détruire son paisible village. De la fuite avec son frère et quelques amis, en passant par les retrouvailles avec de vieilles connaissances qui s’avèrent être mages, jusqu’à une nouvelle quête truffée d’embûches qui devient initiatique pour un Elijah se découvrant des capacités hors norme, l’aventure prend le dessus.

Petite réserve : j’ai eu l’impression que la rencontre des compagnons d’infortune et de magie était un peu facile d’autant que les trois héros se connaissent déjà, qu’il sont dotés tous trois de capacités surnaturelles. Mais le fait qu’ils soient également d’une grâce peu commune m’a finalement ramené à l’idée que rien de tout cela ne devait être fortuit…

Le héros, rapidement introduit dans ce cercle où la magie perdure alors qu’on la pensait oubliée et proscrite, apparaît finalement comme tourmenté, en proie à des sentiments contradictoires. J’admets ne pas être habitué à ce regard appuyé sur les sentiments, les émotions profondes des protagonistes, néanmoins cela m’a rendu l’interprète principal attachant. Cette grande sensibilité alliée à la grande accessibilité du roman en font une belle entrée en matière dans l’univers de la Fantasy. Et on a envie de savoir la suite, signe que le roman a réussi à m’accrocher et me plaire.

Les inspirations rôlistes distillées dans le roman, de la quête initiatique jusqu’aux secrets du monde

Mais vous allez me dire, et les inspirations pour les jeux de rôle (JDR) dans tout çà ?

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Un nouveau format : présentation vidéo d’un jeu de rôle (JDR) – Rouge Delaware

Avant d’autres articles à venir, j’ouvre de nouveau le site à d’autres médias avec une vidéo sur Youtube, courte présentation de Rouge Delaware, un bouquin tiré de ma collection.

Car, il faut jeter un coup d’oeil à ce jeu – ou plutôt ce supplément très facilement adaptable (presque générique) – si vous cherchez un univers contemporain d’enquêtes policières dans un univers sombre aux terribles secrets… (pour cette première, sans montage, j’espère que vous me pardonnerez mes répétitions et mes « euuuuh »…)

Inspirations pour jeux de rôle(s) : un résumé de partie

Après une récente partie via Discord (via l’association AdVitamRolistam), un camarade joueur nous faisait le plaisir d’agrémenter l’attente entre deux scénarios par un résumé plutôt original : une lettre qui narre nos exploits. Je me suis permis de reprendre le texte, de le remettre en forme pour en faire un bel objet en plus d’un excellent résumé. Un vrai régal pour le maître de jeu et les autres joueurs, qui montre que tout le monde à la table peut travailler à la préparation de l’aventure suivante.

Avec son accord, je me permets donc de publier ici ce courrier rédigé par Nicolas Blandin pour Tecumah Gulch, qui pourrait très bien constituer une aide de jeu pour les maîtres de jeu en mal d’inspiration.

C’est un premier résumé de partie, mais qui pourrait en augurer d’autres en fonction de nos futures parties. Et comme je suis très sympa, si vous cliquez sur l’image, vous avez une version en meilleure résolution.

Bonne lecture

Courrier signé Nicolas Blandin, à créditer en cas d’utilisation pour vos tables

Inspiration littéraire pour jeux de rôle(s) – L’effondrement de l’Empire / tome 1 : l’interdépendance de John Calzi

Ce premier tome, d’une trilogie intitulée : l’Interdépendance, a obtenu le prix Locus du meilleur roman de science-fiction en 2018 (ce qui s’ajoute aux nombreuses récompenses déjà récoltées par l’auteur américain). Il est édité en France par les éditions de L’Atalante.

Voici venu le jour du changement d’Empereur dans cet univers constitué de 48 systèmes, un millénaire après la colonisation de la galaxie par l’humanité. Mais une ombre semble planer sur cet Empire de l’Interdépendance dont les systèmes sont reliés par le réseau de courants du Flux, un changement majeur est en route !!

J’ai pris un grand plaisir à lire ce roman de science-fiction (SF), source d’inspiration indéniable tant pour le cadre proposé que pour sa galerie de personnages terriblement humains (évidemment il est question des meilleurs et des pires aspects de la nature humaine).

Une des forces de ce bouquin réside dans le style direct de l’auteur mais aussi dans sa capacité en nous mettre en constante situation d’urgence. A chaque chapitre, un événement vient nous donner envie d’aller plus loin. J’ai eu l’impression de dévorer ce roman comme on matte frénétiquement les épisodes d’une bonne série, l’univers se dévoilant, par couches successives, au gré des pérégrinations des acteurs. J’ai véritablement été happé par l’intrigue et séduit par ses protagonistes. Les descriptions sont efficaces, sans fioriture, mais çà fonctionne, notre imaginaire faisant le reste, alimenté par un humour qui fait mouche.

Des personnages clairement inspirants pour tout univers de SF

L’humanité n’est pas toujours décrite sous son meilleur jour dans ce monde où des familles puissantes, régnant sur des guildes marchandes, luttent pour asseoir leur influence commerciale et politique.

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Inspiration musicale pour jeux de rôle(s) – Eyes Wide Shut pour jeux horrifiques et plus si affinités

Afin de relancer le site laissé en jachère quelques mois, je reprends en douceur avec la rubrique de partage d’inspirations indispensables à tout maître de jeu musicophile.

Et comment ne pas parler de l’incroyable bande originale (BO) d’Eyes Wide Shut, le dernier film réalisé par Stanley Kubrick et sorti en 1999.

Totalement conquis par la filmographie du génial cinéaste, je trouve cet objet cinématographique totalement fascinant et je dirais même que l’ambiance pesante qui s’en dégage peut inspirer des scénarii oppressants, tant les soirées étranges au centre de l’histoire renvoient à des sociétés secrètes qui pourraient alimenter tous les fantasmes rôlistes. Tels d’improbables voyeurs, ce film nous fait suivre le héros tel un investigateur dépassé par les événements. Et forcément, la musique a cette marque d’une tension terrible et progressive, si bien qu’il faut admettre que j’ai véritablement flippé lorsque j’en ai entendu quelques notes lors de parties jouées avec d’autres Grands Anciens.

Bien sur, vous ne pourrez pas dérouler la musique directement, il vous faudra faire une savante sélection ; quelques titres seront des parfaites musiques d’ambiance jazzy, et le reste prendra inexorablement la tournure inquiétante et tant redoutée pour les auditeurs subjugués.

Cependant, il vous faudra mettre de coté deux pistes : le tube rétro de Chris Isaac « Baby did a bad bad thing », sauf si vous êtes dans un trip vintage ; de même, la fameuse valse de Dmitri Shostakovich « Jazz Suite, Waltz No. 2 » a été trop malmenée par la publicité pour ne pas faire sourire.

Et si vous demandez pour quel jeu de rôle utiliser cette bande originale, je vous dirais que toute histoire au suspense horrifique, tout thriller gothique peut y correspondre, peu importe l’univers, même si les contes lovecraftiens auront toujours ma préférence.

Pour aller plus loin, voici les incontournables de cette bande originale :

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