Inspiration BD pour jeu de rôle (JDR) – Xoco

Xoco -1- Papillon obsidienne

Xoco – Papillon Obsidienne – 1ère édition – Vents d’Ouest – collection Gibier de potence – Octobre 1994 – Ledroit – Mosdi

Fin 1994 : Je suis avec mes potes dans une célèbre boutique spécialisée du Vieux Tours (Bédélire). Dans l’endroit bondé, en ce week-end d’octobre, notre regard est immédiatement attiré par un bandeau racoleur sur une couverture sombre « par le dessinateur des chroniques de la lune noire et le scénariste de l’Ile des morts » (Deux références à l’époque pour les « nerds » amateurs de JDR).

Il me revient le choc visuel, le sentiment qu’enfin le contenu est fidèle à la couverture (ce n’était clairement pas toujours le cas à l’époque). Aussi, je me suis immédiatement dit que je voyais enfin les années folles dans leur prisme sombre et lovecraftien, comme une mise en image en technicolor de nos bouquins en noir et blanc.

Puis, le patron des lieux nous annonce que c’est notre chance, l’illustrateur vient en séance de dédicace. Je ne sais plus trop si nous sommes restés le jour même ou si nous sommes spécialement revenus, mais me revient en mémoire le souvenir d’une longue attente pour espérer un croquis dans le pub attenant à la librairie. Je me rappelle également que nous avions des tickets signifiant notre ordre de passage. J’attendais, désespéré, avec mes camarades, réalisant que le talentueux auteur faisait méticuleusement chaque dédicace à l’encre de Chine.

Je me souviens de ces dessins incroyables en train de sécher sur la bord du billard trônant dans le fond de la taverne enfumée et de la prise de conscience que le temps pris pour ces peintures n’était pas compatible avec mes horaires de train. C’était d’une beauté renversante. Il me revient également le souvenir vivace d’Olivier Ledroit, discutant avec une grande franchise avec les fans présents et n’hésitant à dire tout l’épuisement représenté par la réalisation de cet album.

Rattrapé par le temps, mon exemplaire est resté vierge et aujourd’hui encore, cette œuvre a une place particulière pour moi. Mais au delà de ces considérations, parlons de l’objet.

Une œuvre dont vous ne sortirez pas indemne

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Interview – KILN – quand la fiche de personnage devient numérique…

Contacté par les concepteurs d’un outils numérique permettant une autre approche d’une chose aussi banale (et indispensable) que la feuille de personnage, une petite interview a semblé le moyen le plus efficace et approprié de présenter l’objet et ses fonctions. Je conseille le site internet dédié très accessible et didactique. Il suffit de cliquer sur l’image ci dessous.

– Avant de parler de KILN, parlez nous de vous mais aussi de vos parcours de créateurs, de joueurs ou de maîtres de jeu ?

Nous sommes Hugo et Baptiste, deux amis et joueurs de longue date. Hugo a commencé avec Warhammer V2, tandis que j’ai démarré assez tranquillement en jouant à Ryuutama. On s’est rencontré et on a joué ensemble par la suite, surtout à du Warhammer 40.000 avec Hugo en tant que MJ, mais on s’est un peu arrêté avec les études. On a repris il y a à peu près un an, et on a retrouvé les petits soucis des fiches papiers : obligés de gommer et réécrire de nombreuses fois, jamais la place pour écrire tout ce qu’on voudrait, etc.

C’est à ce moment-là qu’on a commencé à chercher un outil qui pourrait être facile à utiliser et qu’on pouvait utiliser aussi bien autour d’une table qu’en ligne (confinement oblige). On est surtout tombé sur des VTT (Virtual Tabletop), mais ça ne correspondait pas à notre façon de jouer, et ça demandait beaucoup trop d’investissement pour apprendre à s’en servir et préparer les parties. Comme on travaille tous les deux dans l’informatique, moi en tant que développeur et Hugo en tant que UX designer, on a décidé de créer notre propre outil.

– KILN, est-ce un nom qui cache une signification particulière ?

Kiln, c’est simplement un mot anglais pour “four”, notamment le genre utilisé dans les ateliers de céramiques.

Ca sonnait bien, et on aimait le concept d’un outil qui aide à fabriquer ce qu’on a envie et à lui donner la forme qu’on s’imagine, même si dans notre cas ça concerne surtout des feuilles de personnage !

– Si je comprends bien, votre idée est de construire un outil numérique et facile d’accès autour des tables de jeu de rôle (JDR). Comment en êtes vous arrivé à ce projet et pouvez vous présenter KILN pour donner envie aux lecteurs ?

La principale motivation derrière le projet c’est qu’on avait envie d’un support qui n’existait pas encore ! Il n’y avait étonnement aucune vraie alternative pratique à utiliser, entre les classiques feuilles papiers et les complexes Virtual Tabletop à base de cartes interactives.

Cela nous a poussé à prendre un vrai parti pris de simplicité, en se concentrant sur les choses essentielles. Avec KILN vous pouvez oublier toutes vos idées préconçues sur les outils en ligne ! Le but principal de notre site est de créer des fiches complètement personnalisables, grâce à un système de modules simple à prendre en main. C’est utilisable par n’importe qui, y compris des débutants, et ça permet de jouer à n’importe quel jeu : grosses licences comme jeux méconnus ou amateurs, avec extensions ou même des règles maison !

On s’est aussi posé des vraies questions sur l’ergonomie des fiches, afin de pouvoir s’en servir aussi bien sur PC que sur tablette et smartphones, ce qui permet de jouer à peu près partout et n’importe quand !

– Votre application prévoit deux modules : un pour les MJ et un autre pour les joueurs ? Qu’est ce qui les différencie ? Qu’est ce qu’apporte KILN face à une feuille de personnage classique ?

Il existe aujourd’hui un outil très simple à destination des MJ, afin de gérer les rencontres et les combats, mais c’est vraiment sur la partie joueur et les feuilles de personnage qu’on se concentre pour l’instant.

Très clairement le web apporte d’énormes avantages par rapport à une feuille papier. Déjà un côté pratique : rien à gommer, autant de place qu’on veut, transformable à loisir, impossible à perdre… Mais aussi des systèmes plus évolués.

Par exemple, on peut aujourd’hui partager en quelques clics ses feuilles de personnages sur KILN : soit en tant que modèles, soit en tant que personnages pré-tirés. ça permet à tout le monde de créer, partager et récupérer des fiches pour n’importe quel jeu. Grâce à ça on peut jouer immédiatement à n’importe quel jeu, sans besoin d’imprimer quoi que ce soit, et on peut même remodifier sa fiche comme on en a envie derrière.

– J’ai une question liée au fait que presqu’aucun réseau ne passe dans la salle communale de mon association de JDR : une connexion internet est elle nécessaire ou est ce une application utilisable hors connexion ?

C’est à peu près le seul pré-requis pour utiliser KILN oui, tous les outils sont disponibles en ligne, ce qui nécessite une connexion internet. On a donc fait en sorte d’optimiser le site pour que même une petite 3G suffise à s’en servir !

D’un autre côté, il n’y a rien à télécharger : il suffit de se créer un compte sur le site pour directement commencer à créer ses fiches ou accéder au contenu de la communauté.

– Pouvez-vous parler de l’interface elle-même et de son design ? Avez vous pour projet de faire évoluer KILN que ce soit en termes de contenu ou de design ?

Le grand défi qu’on a eu avec KILN c’est de réussir à faire tenir des fiches personnages même complexes sur n’importe quel écran, et que ça reste utilisable ! On s’est donc beaucoup penché sur les questions d’ergonomie, et on continue à tester les fiches et à récolter les avis de nos utilisateurs pour améliorer encore tout ça petit à petit.

C’est clairement un projet où les possibilités sont infinies, et on a des tonnes d’idées pour continuer à l’améliorer, auxquelles s’ajoutent encore celles de notre communauté. Si tout marche comme on le souhaite, KILN devrait beaucoup évoluer dans les mois futurs, à tous les niveaux !

– Pouvez-vous parler du modèle économique de KILN et des moyens de soutenir votre projet ?

Comme deux des buts de KILN sont d’être ergonomiques et accessibles au plus grand monde, on a voulu laisser un accès gratuit et sans pub sur tout le site. On a fait le choix de faire confiance à nos utilisateurs avec un système de dons, avec la création récente d’une page Patreon.

En nous soutenant, nos utilisateurs vont non seulement débloquer quelques avantages sur le site, mais aussi en assurer la pérennité et nous permettre de continuer à l’améliorer. On espère vraiment que ça va marcher !

– Des choses à ajouter ou à partager sur votre application ? Avez-vous également des attentes particulières de la communauté ?

On pourrait dire beaucoup de choses sur KILN, mais le plus simple c’est encore d’aller l’essayer soi-même !

On accueille aussi avec plaisir les gens sur notre serveur Discord. Quoi que vous pensiez du site, venez nous le dire ! C’est certes un projet qu’on fait à deux, mais on le fait aussi pour toute la communauté rôliste, on essaie donc de prendre en compte tous les retours qu’on nous fait pour que KILN corresponde au mieux à vos envies.

Quelques captures d’écran de l’outil KILN à consulter sur le site si vous hésitez encore à tester.

– Le site parle d’inspirations pour le JDR ; avez vous un coup de cœur pour un JDR ou une inspiration JDR à partager ?

Personnellement je suis un passionné de jeux vidéos, et c’est un milieu où l’on voit souvent apparaître des principes et des univers nouveaux. On a plutôt l’exemple de jeux vidéo tirés de jeux de rôles, mais je pense qu’il y aurait beaucoup à faire dans l’autre sens également !

Pour citer des exemples récents (pour moi), j’ai été séduit par l’ambiance de jeux comme Loop Hero, Hadès ou encore Control. Sans rentrer dans le détail, ces jeux débordent de bonnes idées et je suis sûr qu’ils pourraient inspirer des sessions de JDR très funs et intéressantes.

Alors chers lecteurs, qu’attendez-vous pour tester ? Personnellement, je m’y essaye pour ma prochaine partie en tant que joueur dans une dizaine de jours et je pourrai ensuite vous donner mes impressions !! Merci encore à Hugo et Baptiste pour leur intéressante présentation.

Inspiration littéraire pour jeu de rôle – Dark Plagueis de James Luceno

Editions Pocket (poche) / date de première parution : 18/10/2012 / nouvelle édition sous l’appellation « Légendes »

Le titre « Darth Plagueis » s’est transformé en « Dark Plagueis » dans nos contrées, au même titre que Dark Vador était Darth Vader. Par souci de simplicité, je garderai la terminologie utilisée dans la version française éditée chez Pocket.

Résumé : L’ascension de Dark Plagueis le sage et celle de son élève, Palpatine alias Dark Sidious, sont au cœur de ce récit sur le renversement de la force au profit des seigneurs Sith. Des recherches de Plagueis sur le coté obscur, de ses manigances politiques et économiques, jusqu’à ses plans ourdis avec son discipline voué à le surpasser, c’est un pan de l’histoire de Star Wars qui se dévoile dans ce roman (même s’il est désormais détaché de la « mythologie officielle »).

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Le Domaine de Seedmills – la 2ème édition d’un jeu de rôle ésotérique en Late Pledge – Interview de l’auteur : Maxence Albanel

Récemment, Maxence Albanel, auteur indépendant, a pu financer son projet de deuxième édition de son jeu de rôle (JDR) : le Domaine de Seedmills. Cette version sera améliorée dans son contenu et sa mise en forme ; elle s’accompagne aussi d’une campagne dédiée. Le jeu est en late pledge du 25 février au 10 mai 2021 sur la plateforme Gameontabletop. Cela nous semblait être une belle occasion pour poser des questions à l’intéressé sur cet opus et ses autres projets.

Si vous êtes intrigués, cliquez sur l’image ci dessous, vous serez transporté comme par magie sur la page du financement. Sachez également que Maxence Albanel a un site, une page youtube et un compte instagram et que je suis certain qu’il saura répondre à vos éventuelles questions après cette interview.

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Alice in Borderland – une série TV pour mieux piéger vos joueurs ?

Que de séries sorties, que d’inspirations au gré de visionnages fébriles que ce soit pour suivre les aventures d’un Mandalorien dans un western space opera ou pour trembler pour ce groupe d’humains face aux enjeux de l’humanité partagés entre la Terre, Mars et le reste de la ceinture du système solaire dans The Expanse. Je pourrais également citer des séries comme The Boys, Lovecraft country voire même Truth seekers (une histoire loufoque de chasseurs de fantôme), je pense également à Tribes of Europa ou encore à la fascinante série Raised by wolves.

Il y a vraiment, selon moi, des standards de qualité qui se dégagent de certaines séries qui vont indéniablement donner des idées aux maîtres de jeu (MJ)… (il y a aussi de grosses déceptions mais tel n’est pas le sujet…)

C’est une autre série que j’ai choisi d’évoquer, il s’agit d’une série japonaise produite par Netflix (ceci étant précisé, je n’ai pas d’action, ni d’avantage particulier chez le diffuseur pour en parler). Précisons qu’elle est tiré d’un manga, qui a également été adapté en 3 OAV. Cette chronique ne traitera que de la version live, puisque je n’ai pas encore pu me procurer le reste.

Une série surprise aux influences multiples

https://imgr.cineserie.com/2020/12/alice-in-borderland-sur-netflix-c-est-quoi-cette-serie-de-sf-japonaise-3.jpg?imgeng=/f_jpg/cmpr_0/w_1920/h_1080/m_cropbox&ver=1

Synopsis et avis

Ryohei Arisu a visiblement raté sa vie ou en tout cas son entrée dans l’âge adulte. Sans boulot, viré de son job dans la programmation, il est rejeté par ses proches et vivote, enfermé dans son monde virtuel de jeux vidéos. Heureusement, il a ses deux meilleurs potes, qui sont sa bouffée d’oxygène, des mecs un peu paumés dans leurs genres également, entre Daikichi Karube, le barman qui couche avec la femme du patron jusqu’à se faire virer ou Chôta Segawa l’employé de banque mal dans sa peau. Seulement, un jour, après qu’Arisu se soit barré de chez lui, les trois comparses se retrouvent soudainement propulsés dans un Tokyo vidé de ses habitants et embarqués dans le jeu macabre qui semble être la seule loi désormais dans cette cité désertée.

En effet, chaque soir, aux quatre coins de la ville, des épreuves permettent aux survivants de Borderland (et oui les trois héros ne sont pas seuls) de prolonger leur visa et donc leur durée de vie. Chaque jeu voit son niveau et sa spécificité visualisée par une carte à jouer, la couleur déterminant le type d’épreuve et la valeur de la carte sa difficulté.

Mais comment survivre lorsque votre temps de vie est décidé par votre capacité à gagner des épreuves aussi variées que terrifiantes ? Qui peut vivre ou mourir, qui le mérite vraiment et à qui profite la situation ? Et enfin qui est à l’origine de tout çà et que s’est-il passé véritablement dans la ville ?

J’ai réellement adoré suivre les aventures d’Arisu, anti-héros par excellence, dans cette quête initiatique pour devenir quelqu’un dans ce monde où il se découvre des capacités à survivre grâce à sa force de déduction. Les rapports humains y sont traités de façon tragique mais cohérente dans cet univers qui navigue entre post apo et science fiction. On ne s’étonnera pas que ce soit l’adaptation d’un manga car on y trouve des archétypes de personnages très marqués et passionnants. J’ai tremblé, pleuré et me suis rebellé pour le héros, je n’ai pas pu lâcher cette série pour la dévorer en peu de temps, tant les rebondissements y sont bien trouvés, même si j’ai un léger goût amer sur la fin de la 1ère saison qui en annonce d’autres…

Mais, en dire plus serait dévoiler trop grandement cette objet audiovisuel qu’il vous faut découvrir, au moins pour vous faire votre propre opinion, au mieux pour partager mon engouement.

Les inspis de la série

Et avant de parler des inspirations à en retirer, on peut également balancer quelques mots sur les apparentes sources de cette œuvre.

On peut citer Battle Royale, pour le coté « jeu de massacre », j’ai également pensé d’une certaine manière à un Running man mis au gout du jour avec les téléphones portables comme principaux médias. Je renvoie vers l’article du blog sur le bouquin originel.

Surtout, avec beaucoup d’astuce, le drama vient reprendre les thèmes chers à Lewis Caroll. On retrouve des références aux aventures oniriques d’Alice au pays des merveilles, des cartes à jouer jusqu’à certains thèmes et personnages (notamment leurs noms japonais si j’ai bien compris), à travers cette plongée dans ce qui semble être un monde parallèle. Mais d’autres en parlent mieux que moi comme dans la vidéo ci dessous, dont la phrase d’accroche pourrait bien servir d’introduction pour la suite de ce billet.

Et le jeu de rôle dans tout çà ? Est-ce une série à réserver aux MJ (maitres de jeu) sadiques ?

Traditionnelle question sur le blog, quelles inspirations peut-on extraire d’Alice in Borderland pour notre loisir préféré (c’est le jeu de rôle pour ceux qui n’ont pas suivi) ?

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Inspiration littéraire pour jeux de rôle – Fœtus d’acier de Serge BRUSSOLO

Editions fleuve noir / coll. anticipation / 1984

Les Fœtus d'acier - Serge BRUSSOLO - Fiche livre ...

Dans un futur incertain, les policiers d’une mégalopole aux atours d’un Paris dystopique ont été remplacés par des robots. Mise au placard sur un poste de scaphandrier, Lise, ancienne flic, travaille avec ses collègues dans le métro englouti sous les eaux pour y identifier les cadavres mystérieusement statufiés. Mais des questions demeurent sans réponse sur la catastrophe qui a détruit le sous-sol et ceux qui y seraient restés prisonniers. Lise va irrémédiablement essayer d’en savoir plus dans une enquête étrange et dangereuse…

Je ne suis pas du tout convaincu par cette couverture bien flippante dont le rapport avec le roman me semble très éloigné… Pour information, ce roman a été ressorti dans une version complète et plus étoffée sous le titre « la mélancolie des sirènes par 30 mètres de fond ». C’est également le 1er opus d’un triptyque intitulé « les soldats de goudron » (surnoms donnés aux forces de l’ordre dans cet univers « brussolien »).

Avis général : L’écriture géniale de Brussolo parvient à nous embarquer dans une histoire à l’imagination débridée poussée dans ses ultimes retranchements parfois au risque de l’absurde. Les personnages secondaires mériteraient un traitement plus fouillé mais l’auteur n’en a pas le temps au vu du format imposé et de son rythme d’écriture à l’époque. Ce n’est pas son meilleur roman mais il reste intéressant à bien des égards pour son univers, sa trame générale et sa fin réussie à mon sens.

Des inspirations rôlistes entre personnages insolites et univers oppressant

Il s’agit de la 3ème critique rôliste d’un roman de Serge Brussolo dans ce format, je renvoie ici aux précédents romans critiqués sous le spectre rôliste : Territoire de fièvre et Les semeurs d’abîmes.

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Présentation vidéo d’un jeu de rôle (JDR) – FACES + aide de jeu (MAJ du 18/02/21)

Une présentation en vidéo d’un jeu de rôle générique que j’affectionne particulièrement : FACES, le jeu de rôle générique aux mille visages.

Le concept ne change pas, un feuilletage avec le moins de montage possible. Je renvoie au scénario sur le site qui utilise ce moteur de jeu.

Petite précision, j’ai omis d’évoquer les points d’énergie, qui permettent à vos joueurs d’accentuer leurs capacités héroïques lorsque cela s’avère nécessaire. Voici donc une aide de jeu en deux versions :

  • noir et blanc pour la lisibilité,
  • avec fond couleur avec une image libre de droit pour rester dans l’esprit de certaines illustrations du jeu.

En bonus, je remets ici les liens trouvables dans la description de la vidéo Youtube, que vous pouvez commenter tout autant que la présente page, avec cette question : quels univers vous aimeriez voir adapté avec le moteur de FACES ?

Inspiration littéraire pour jeux de rôle – Vertemuraille tome 1 – Elijah – Jennifer Tellier

Cet article constitue le premier service presse du blog. Que de nouveautés ces derniers temps… J’ai répondu à l’annonce de la romancière via instagram, tel un défi lancé avec le même principe directeur, trouver des inspirations rôlistes à une œuvre.

Edité chez Nanachi, maison d’édition indépendante, ce roman d’héroic-fantasy, Vertemuraillle, signé Jennifer Tellier, est le premier tome d’une trilogie au titre d’Elijah. Cet opus a été édité en décembre 2019. Le tome 3, l’île aux ours, a été publié en novembre 2020.

Pas évident de se lancer dans un service presse, surtout lorsqu’il est proposé par l’auteure. J’avoue que je me suis inutilement mis une certaine pression. Dans cette posture, j’ai eu du mal avec le 1er chapitre, le personnage principal ne m’intéressait pas trop, je ne me retrouvais pas trop dans la narration. Puis, dès le chapitre suivant, toute cela était oublié, l’auteure semblait prendre ses aises, l’histoire prenait un tour inattendu, en même temps que j’appréciais la lecture sans me soucier d’autre chose. J’ai lu facilement la suite et l’ai réellement apprécié, désireux d’en savoir plus sur l’objectif réel des héros, sur cette magie étrange, sur les relations parfois équivoques des personnages et leurs dangereuses pérégrinations.

Dans ce livre, Elijah, un ménestrel, en apparence insouciant et coureur, exerce ses talents de musicien dans l’auberge de son oncle et sa tante mais voit ses quelques certitudes s’envoler lorsqu’une attaque armée vient détruire son paisible village. De la fuite avec son frère et quelques amis, en passant par les retrouvailles avec de vieilles connaissances qui s’avèrent être mages, jusqu’à une nouvelle quête truffée d’embûches qui devient initiatique pour un Elijah se découvrant des capacités hors norme, l’aventure prend le dessus.

Petite réserve : j’ai eu l’impression que la rencontre des compagnons d’infortune et de magie était un peu facile d’autant que les trois héros se connaissent déjà, qu’il sont dotés tous trois de capacités surnaturelles. Mais le fait qu’ils soient également d’une grâce peu commune m’a finalement ramené à l’idée que rien de tout cela ne devait être fortuit…

Le héros, rapidement introduit dans ce cercle où la magie perdure alors qu’on la pensait oubliée et proscrite, apparaît finalement comme tourmenté, en proie à des sentiments contradictoires. J’admets ne pas être habitué à ce regard appuyé sur les sentiments, les émotions profondes des protagonistes, néanmoins cela m’a rendu l’interprète principal attachant. Cette grande sensibilité alliée à la grande accessibilité du roman en font une belle entrée en matière dans l’univers de la Fantasy. Et on a envie de savoir la suite, signe que le roman a réussi à m’accrocher et me plaire.

Les inspirations rôlistes distillées dans le roman, de la quête initiatique jusqu’aux secrets du monde

Mais vous allez me dire, et les inspirations pour les jeux de rôle (JDR) dans tout çà ?

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Inspiration musicale pour jeux de rôle(s) – Eyes Wide Shut pour jeux horrifiques et plus si affinités

Afin de relancer le site laissé en jachère quelques mois, je reprends en douceur avec la rubrique de partage d’inspirations indispensables à tout maître de jeu musicophile.

Et comment ne pas parler de l’incroyable bande originale (BO) d’Eyes Wide Shut, le dernier film réalisé par Stanley Kubrick et sorti en 1999.

Totalement conquis par la filmographie du génial cinéaste, je trouve cet objet cinématographique totalement fascinant et je dirais même que l’ambiance pesante qui s’en dégage peut inspirer des scénarii oppressants, tant les soirées étranges au centre de l’histoire renvoient à des sociétés secrètes qui pourraient alimenter tous les fantasmes rôlistes. Tels d’improbables voyeurs, ce film nous fait suivre le héros tel un investigateur dépassé par les événements. Et forcément, la musique a cette marque d’une tension terrible et progressive, si bien qu’il faut admettre que j’ai véritablement flippé lorsque j’en ai entendu quelques notes lors de parties jouées avec d’autres Grands Anciens.

Bien sur, vous ne pourrez pas dérouler la musique directement, il vous faudra faire une savante sélection ; quelques titres seront des parfaites musiques d’ambiance jazzy, et le reste prendra inexorablement la tournure inquiétante et tant redoutée pour les auditeurs subjugués.

Cependant, il vous faudra mettre de coté deux pistes : le tube rétro de Chris Isaac « Baby did a bad bad thing », sauf si vous êtes dans un trip vintage ; de même, la fameuse valse de Dmitri Shostakovich « Jazz Suite, Waltz No. 2 » a été trop malmenée par la publicité pour ne pas faire sourire.

Et si vous demandez pour quel jeu de rôle utiliser cette bande originale, je vous dirais que toute histoire au suspense horrifique, tout thriller gothique peut y correspondre, peu importe l’univers, même si les contes lovecraftiens auront toujours ma préférence.

Pour aller plus loin, voici les incontournables de cette bande originale :

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Demi-Dieux et Grèce Antique : le retour d’ANTIKA en financement participatif

Lorsque j’ai rédigé ma précédente chronique en novembre 2019 sur un financement participatif, je découvrais le monde associatif, un auteur et un jeu de rôle (JDR) historique : IMPERATOR (lien vers le précédent article).

Dès lors, lorsque j’écris cet article en soutien du financement de la 2ème édition d’ANTIKA, du même Bruno GUERIN, je ne suis plus tout à fait neutre, ayant eu l’opportunité d’incarner un descendant d’extraction divine dans la Grèce Antique à la table de l’auteur, également président de l’association de JDR dont je suis membre (en Touraine, pour les intéressés).

Et autant l’écrire tout de suite, c’est déjà un succès mais il est évident qu’il en mérite un plus grand encore (et là aussi, je suis complètement faible puisque j’ai mis de l’argent dans le futur livre de base).

Cliquez sur la bannière si vous êtes déjà convaincu !!

Vous avez dors et déjà compris le concept du jeu, incarner des descendants plus ou lointains des déités grecques (fruits des ébats avec l’humanité), des hommes aux capacités hors normes, des héros capables des plus grands exploits, sous l’œil de vos omniprésents aïeux olympiens (et j’ai cru comprendre que d’autres ascendances se sont invitées dans cette V2).

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